ÀVenise, baroque et « indifférente au miracle », un matin tiède de mai 1699, Ilaria vient au monde. Ni orpheline ni abandonnée, mais troisième fille d’une famille de six enfants, elle est confiée par ses parents, marchands d’étoffes, à la Pieta, une institution monacale qui enseigne la musique beaucoup mieux que la vie. L’enfant découvre le violon, et Vivaldi – son professeur – découvre son génie. Dans sa musique comme dans ce roman, pas un défaut, pas une manie, juste un lyrisme sûr de lui, et l’écho, virginal, de la beauté. À 15 ans, alors qu’Ilaria est la copiste officielle du maestro Vivaldi, le « Prêtre roux », survient la déflagration sentimentale. Il s’appelle Paolo, c’est un jeune et brave soldat qui rêve de reprendre aux Ottomans ce qu’ils ont…
