Depuis quelques années, les gros succès de librairie sont le fait d’insiders, qui mêlent le récit politique à leurs souvenirs personnels : Catherine Nay, Franz-Olivier Giesbert, Jean-Pierre Elkabbach… Les Français les plébiscitent car ils y retrouvent, avec le recul du temps, une histoire de France précise, privilégiée, un passé récent mais qui sent déjà le sapin, qu’ils n’ont fait, eux, que survoler. Avec le prisme inconscient de la nostalgie, on y revit des époques formidables. Rédigé par Grégoire Kauffmann, le fils de Jean-Paul, L’Enlèvement, qui raconte les années 1985-1988, relève à sa manière de cette veine.
Depuis sa libération en 1988, Jean-Paul Kauffmann a publié une dizaine de livres. Sa captivité au Liban et ses séquelles, il ne les avait évoquées qu’en 2007 dans La Maison du retour, en contrechamp…