En bas du Bollenberg, c’est une croix catholique, puis montent les vignes au ciel. Làhaut, c’est une chapelle, une autre croix, un banc pour s’asseoir et voir le monde. Sur le plateau, une lande où il y a les vivants de la Création, des abeilles, des chèvres, des herbes médicinales, des essences rares, l’œillet sanguin, la tulipe sauvage des vignes, la “dame d’onze heures”, la gagée. Des buissons s’échappent les chants du bruant jaune, de la linotte mélodieuse, de l’alouette des champs et, dans les nichoirs, les petites huppes fasciées piaillent leur faim de vivre. Sur le versant qui voit le soleil se lever, on trouve un trésor de bienveillance: les vignes de Marie et Jean-Paul Zusslin, des plants d’amour sur une terre d’asile que les hommes soucieux des variations…
