Pour Carlos Ghosn (photo), l’année 2016 avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices et sur des bases saines : quelques jours avant la fin de 2015, le PDG de Renault et de Nissan avait soldé ses comptes avec le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, en limitant les velléités de puissance de l’Etat actionnaire. Tout début janvier, le patron de 61 ans était en Californie, où il testait sous une pluie battante, dans la Silicon Valley, un petit bijou de technologie, sa Nissan Leaf autonome, sans conducteur. Il avait également prévu de se féliciter des ventes record de Renault en 2015 (2,8 millions de véhicules écoulés), avec une augmentation de 10,2 % en Europe, lui que l’on accuse si souvent de privilégier le japonais Nissan au détriment du constructeur français. Mais,…
