En poche À New York, une ville « drôlement belle », à Mexico ou sur la Riviera, Sagan, 19 ans, savoure le succès de Bonjour Tristesse (1954) avec force amis, amants parfois mais surtout whiskys. Elle sort, rencontre du beau linge, ne sait pas si elle est heureuse mais qu’importe, elle n’a pas le temps de réfléchir. À sa chère amie Véronique Campion, restée en France, « Plock », son « vieux », dit-elle, elle écrit des dizaines de lettres avec fac-similés, dessins et en-têtes des hôtels où elle réside. Enflammés, désenchantés – « Ah, comme la vie est lente et l’espérance violente » –, impatients – « Si tu reviens vite, je m’occuperai de toi, sinon reviens vite quand même » –, joyeux ou adorables – « Tu me…
