Eux-mĂȘmes se dĂ©signent sous le nĂ©ologisme assez bien trouvĂ©, il faut le reconnaĂźtre, quoiquâun brin pompeux, de « collapsologues ». Moins pompeux, toutefois, que le descriptif quâils font de leur discipline, dĂ©finie comme un « exercice transdisciplinaire dâĂ©tude de lâeffondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succĂ©der, en sâappuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et lâintuition ». « Transdisciplinaire », le terme apparaĂźt mĂȘme modeste, puisque la « collapsologie » prĂ©tend faire appel, en vrac, Ă lâĂ©conomie, lâĂ©cologie, lâanthropologie, la sociologie, la psychologie, la biophysique, la biogĂ©ographie, lâagriculture, la dĂ©mographie, la politique, la gĂ©opolitique, lâarchĂ©ologie, lâhistoire, la santĂ©, le droit, lâart et la futurologie. A cette longue liste de mauvais esprits seraient tentĂ©s dâajouter « fumisterie ».
Toujours est-il que le marchĂ©âŠ