Dans une improbable cellule à lits superposés, deux minables se rencontrent. L’un, Gepetto, est un représentant versé dans l’escroquerie (Kad Merad), l’autre, Robert, est un acteur et metteur en scène frustré (Niels Arestrup), coupable de meurtre. Sous l’œil circonspect d’un troisième larron (Patrick Bosso), un assassin muet, ils vont s’évader, au moins moralement. Sous la plume de Xavier Durringer – auteur, scénariste, cinéaste –, cette évasion passe, bien évidemment, par la scène. C’est ainsi que le théâtreux propose à son acolyte d’apprendre le célèbre monologue d’Hamlet. Ce faisant, Durringer règle ses comptes avec le monde artistique et donne une véritable leçon. Ce n’est pas sans un certain masochisme ni un certain sadisme que l’on devient crédible, estime l’auteur. On a connu, en matière de texte, Durringer plus inspiré. Reste qu’Arestrup…