I e chemin sur la gauche, à la sortie de Méounes, on le voit à peine, entre deux murs de roche il entre dans le ventre de la colline, tout juste la place pour l’auto, c’est comme s’enfoncer dans un buisson de thym, de sarriette, de sauge, d’hysope et par-dessus des yeuses du temps où les forêts étaient peuplées de faunes, ces êtres magiques mi-hommes, mi-boucs, on s’attend à les voir bondir, claquant leurs sabots sur le calcaire sonore, leur visage grimaçant sous les petites cornes. Combien de temps ça dure? Tout d’un coup, on est là-haut en plein ciel, sur un plateau entouré d’un cirque de petits monts, derniers déboulés du massif de la Sainte-Baume et le soleil de Cézanne qui tournoie dans sa lumière bleue. Une bastide de…
