Au milieu coule une rivière. Frontière entre deux mondes, entre l’Ardèche et la Drôme, le lit du Rhône a isolé une colline bénie par Bacchus: l’Hermitage. Un jardin viticole de 136 hectares, grave, imposant, multiple, qui se dresse seul, face au sud, pour braver les éléments et donner naissance à une exception. Sur l’autre rive, des coteaux abrupts, pauvres mais bucoliques, dessinent l’appellation Saint-Joseph. D’un côté, la noblesse drômoise, la profondeur, l’isolement, de l’autre un monde vallonné, rural, généreux, dernier rempart avant de monter vers le plateau ardéchois. L’Hermitage et Saint-Joseph sont deux univers à la fois si proches et si différents. C’est entre ces deux terroirs, et près de ses abricotiers, entre les vergers, les granits et les moraines glaciaires que s’est écrit l’admirable destin de jardinier de Bernard…
