Douze piges, survêt’ Adidas à pressions, gel Vivelle Dop fixation béton et, par terre, en bas du muret de la cour de recré ou d’un banc public, une flaque de salive. Les profs grondaient, les darons râlaient et les panneaux “Interdiction de cracher” poussaient comme des champignons sur les murs d’école. C’était débile, crade, mais ça faisait partie du folklore des années 1990‑2000. Puis le monde a tourné, l’hygiénisme a gagné: le crachat a été cancelled, rangé dans le placard des gestes honteux, à mi‑chemin entre le rot et l’éternuement non masqué dans le métro. Comme Diddl ou le taille basse, il fait son come‑back inattendu et sous une forme, disons, nouvelle. Fin 2019, le rappeur anglais Slowthai avait déjà fait le buzz en crachant, sur scène, dans la bouche…
