Fut un temps où l’on se levait le matin, on avalait une grosse tranche de pain noir graissée, trempée dans du bouillon, et on partait guerroyer contre les Anglais. Grâce à Dieu, on était bien loti, alors on pouvait revêtir une armure complète, en fer dense. Casque cervelière, plastron, épaulières, cubitières, pour le haut du corps ; cuissards, genouillères et solerets pour le bas. Une trentaine de kilos, sans compter la maille d’acier placée en dessous. Un encombrement, certes, mais un encombrement vital face aux flèches de l’ennemi. Bien équipé, on prenait la route direction Rouen ou Orléans, mené par un Charles VII en pleine confiance, le regard droit vers la victoire, fier, malgré les articulations qui faisaient des cliquetis.
Six cents ans plus tard, l’armure est toujours liée au…
