PUBLIÉ DANS SOCIETY #62, AOÛT 2017
Il est 5h30, ce matin du 8 octobre 2013, quand Ueli Steck s’engage depuis le camp de base avancé de l’Annapurna vers le dixième sommet le plus haut du monde, dans l’Himalaya. Devant lui, la face sud et plus de 2 500 mètres d’une ascension considérée comme l’une des plus difficiles de l’histoire, encore hantée par la mort de l’alpiniste français Pierre Béghin en 1992, voie à laquelle ce dernier a donné son nom avec son compagnon de cordée, Jean‑Christophe Lafaille, miraculé de l’expédition. Depuis, personne n’a vaincu cette paroi verticale, fantasme des plus grands grimpeurs. Au crépuscule, on peut apercevoir une dernière fois le Suisse dans sa progression, à 7 000 mètres d’altitude. C’est en pleine nuit, vers 1h, qu’il atteindra la cime,…
