Fin août, quelque part en Amérique du Nord, alors qu’il fait encore plus de 20°C, un spermophile rayé (Ictidomys tridecemlineatus) s’engouffre profondément sous terre. Blotti dans sa cachette, cet écureuil terrestre s’enroule sur lui-même, et plonge dans une torpeur profonde. Pendant des mois, il ne mange plus, il ne boit plus, il ne respire que deux à trois fois par minute, son cœur bat à peine et sa température corporelle chute sous les 5°C. Le petit rongeur semble mort. Pourtant, au printemps suivant, il se réveillera… tout comme certains monotrèmes (échidnés d’Australie et de Nouvelle-Guinée), marsupiaux (opossums pygmées) et plus de 80 espèces de mammifères placentaires, comme l’ours ou la marmotte, qui pratiquent également cette pause hivernale. Le champion étant le loir gris qui peut passer en mode “économie d’énergie”…
