La fin de cette « fin du monde» adviendra-t-elle dans quelques jours? Quelques semaines? Quelques mois? On ne le sait pas. Mais certaines de nos habitudes vont peut-être disparaître, sinon être lourdement modifiées, revues à la baisse. Car, et c’est une évidence vécue, le virus de la nouvelle grippe signe, par la loi du confinement, des avis médicaux ou de la peur, au minimum la fin – temporaire – de la proximité, du contact franc et invasif, de la mitoyenneté charnelle, en quelque sorte. Poignées de main, bousculades, bras-le-corps et étreintes sont déjà déclarés dangers publics, vecteurs de la pandémie. À leur place, on verse dans le culte du confinement, on en exalte la vertu et le civisme (être un citoyen, c’est rester chez soi, ne pas investir la cité,…
