«Au revoir et merci », qui paraît en 1966 chez Julliard, n’est pas un roman, mais un premier essai autobiographique. « Trente-sept ans, bourgeois, vie sexuelle normale, plus d’argent que la moyenne, bonne santé, bonnes études, ni beau ni laid, un certain appétit pour la gloire, à défaut pour la publicité. » Qui est Jean d’Ormesson? D’où vient-il? D’une famille de magistrats et de parlementaires comptant parmi eux le rapporteur du procès de Fouquet. Des libéraux républicains, catholiques, intègres, assez inflexibles sur le chapitre des moeurs. On y respecte la Légion d’honneur, le Saint-Siège, l’Académie française et les places à table. Le père, diplomate, est à l’extrême opposé des valeurs militaires. Il cultive une rigueur janséniste et apparaît exempt de l’antisémitisme qui n’est pas rare dans son milieu. « Le…