Est-ce un coup de chaud lié à la canicule ? Happés par leur bataille de congrès, de censure, les socialistes ne pipaient plus. Ils sont brutalement sortis de leur torpeur, mardi matin, en réunion de groupe. Quarante-huit heures après les discours de clôture de Nancy, chacun convient qu’il est urgent de jeter un voile pudique sur la fracture encore béante qui meurtrit le parti. Et quel voile plus masquant que la censure ? Problème, le conclave des retraites pourrait se conclure par un accord, apprend-on le matin même. Comment défendre la censure à l’endroit même où le syndicat réformiste et ami, la CFDT, aurait apposé sa signature ?
Dans l’hémicycle, Boris Vallaud interpelle le Premier ministre sur le sujet : le Parlement aura-t-il le dernier mot, comme le Premier ministre…