Le foetus, dans le ventre de sa mère, est-il perméable à des odeurs, des lumières, des voix, bref, à un pays… ? Mathieu Belezi, conçu en Algérie alors que son père y faisait son service militaire en tant que parachutiste, en 1953-1954, en émet l’hypothèse. Allez savoir si ce n’est pas pour complaire à son interlocutrice de la place de la Bastille, à Paris, qui, à l’occasion de la publication de Moi, le glorieux, s’étonne de son obsession algérienne, lui, qui, né à Limoges et vivant à Rome, a parcouru la planète mais n’a jamais mis les pieds sur la terre d’Albert Camus…
Plus sérieusement, Mathieu Belezi explique sa tétralogie, commencée en 2008, par le besoin de combler le manque sidéral, à ses yeux, d’ouvrages sur la colonisation. « En…
