L’eau est montée pendant la nuit. Quand elle a submergé le fragile rempart de terre, Dinobondhu Sardar n’a pas eu le temps d’emporter ses affaires.Les flots ont balayé sa maison,et le vieillard n’a dû son salut qu’à une fuite éperdue.Un mois plus tard, rien n’a changé. « Mes plants de riz ont disparu, je n’ai plus rien », murmure le vieil homme.Avec quelques planches, il a construit une cabane,qu’il a arrimée au sol avec une corde,ancre dérisoire contre la fatalité. Depuis le terrible cyclone de 2007, qui a causé la mort de 3 400 personnes,c’est la quatrième fois que l’eau le chasse de chez lui.« Avant,il n’y avait que des champs, à perte de vue. Aujourd’hui, la rivière a tout envahi,et elle ne cesse de s’élargir.Si ça continue,dans dix ans,…