Se projeter dans l’avenir, c’est à la fois un pari, souvent anxiogène, comme celui que font les pontes de la Silicon Valley, mais aussi un exercice qui s’avère plutôt profitable pour les créatifs chez Netflix ou à Hollywood. Car, il faut le reconnaître, le genre cartonne (p. 116). Au cinéma, on ne compte plus les “Divergente”, “Hunger Games”, “Blade Runner”, et à la liste s’ajoute le nouveau Wes Anderson, un merveilleux et sombre film d’animation, “L’Île aux chiens” (p. 112). Sur le petit écran, les dérives dystopiques nous glacent avec “Okja” (qui rend végétarien), “Black Mirror” (qui rend parano) ou “The Handmaid’s Tale” (qui rend féministe). Un moyen de faire réagir, pour une prise de conscience globale des problèmes que va rencontrer l’humanité, ou juste des histoires de plus pour…