Ā12 ANS, TANDIS QU’IL FAISAIT SES DEVOIRS dans l’arrièreboutique de la parfumerie française que tenait sa mère, en Bourgogne, Jérôme Epinette est tombé sur Giorgio, de Giorgio Beverly Hills. Cette fragrance, lancée au début des années 1980 par ce magasin de luxe de Rodeo Drive, à Los Angeles, l’a immédiatement intrigué. «Je n’avais jamais rien senti de pareil», se rappelle-t-il, lui qui a grandi en humant des parfums tels que Jicky, de Guerlain, et Poison, de Dior. L’impression que lui a faite cet effluve — «audacieux et ensoleillé», avec des notes de tubéreuse, de gardénia et de fleur d’oranger — lui est restée. «C’était très vibrant, coloré, un peu fruité, avec une touche de verdure, etc.» Jérôme Epinette a également été attiré par son emballage rayé jaune et blanc, évoquant…