« Je suis arrivé en hiver, au milieu des 17000 hectares de cet espace marin d’îles et d’îlots, ce monde entre terre et mer, le regard vierge, empreint d’une certaine naïveté. » Très vite, l’artiste méridional tombe sous le charme de ce pays qu’il ne connaissait pas, ses ciels mouvants, parfois inquiétants, sa fragilité derrière la rudesse des hommes, « ces pêcheurs toujours debout ». En accord avec Cyril Drouhet, directeur artistique et commissaire des expositions (plus d’un millier d’images, 324000 visiteurs en 2021), fut choisi le noir et blanc, familier d’Antonin Borgeaud, afin de traduire cette nostalgie mystérieuse, quasi mystique, propre aux atmosphères bretonnes. À la manière d’un photographe du XIXe siècle qu’il admire, Édouard Denis Baldus. « J’ai adapté ma manière de travailler à cette commande du conseil…
