J’aime tout du Temps d’une paix. La richesse des textes de Pierre Gauvreau, la couleur de la parlure («Pis, mon homme, avez-vous ben jeunessé?»), les acteurs, les paysages et le regard juste sur une portion d’histoire que je n’ai pas vécue.
J’y ai tellement appris de choses sur le Québec! La vie à la campagne, les déserteurs, la religion, la prohibition, le mariage obligé, la grippe espagnole («On vivra jamais ça, une affaire comme ça, han maman?» «Ben non, c’est des affaires de l’ancien temps, ça, mon grand!»), les suffragettes, les bordels, l’arrivée du cinéma parlant et des aéroplanes, la disgrâce du divorce et le bon Dieu qui peut fermer les yeux quand Rose-Anna et Joseph-Arthur batifolent dans le champ de framboises...
Un jour, je suis allé visiter les lieux…
