“JAMAIS VOUS NE VERREZ UN YÉNICHE S’EN PRENDRE à UNE FEMME OU à UN ENFANT PARCE QUE CHEZ NOUS, C’EST SACRÉ” JOSEF De la porte vitrée de sa petite maison d’hiver – l’été, il reprendra la route dans une caravane –, Josef jauge les gadjé – étrangers, dans la langue tsigane. La poignée de main du porte-parole de cette communauté yéniche, originaire du nord de l’Europe, est balaise. D’emblée, il prévient : « On nous appelle “gens du voyage”, synonyme d’indésirables, de parasites. C’est péjoratif, “les gens” : on ne sait pas qui ils sont, d’où ils viennent. Nous, on sait. On est français, nés en France. On a longtemps eu des livrets de circulation (supprimés par l’Assemblée depuis juin 2015, NDLR). Mes enfants connaissent les paroles de La Marseillaise.…