Bon, à en croire les pauses publicitaires et nombre de journalistes (nous-mêmes, parfois), le rock serait partout. Un état d’esprit, une façon de s’habiller, un genre musical aussi, quand même. Historiquement, pourtant, le rock’n roll authentique est indécrottablement ancré dans l’aprèsguerre et, plus spécifiquement, dans les années cinquante, tout ce qui vient par la suite n’étant que resucées, bouturages. Rejeton direct du boogie-woogie et du jump blues, le rock’n roll est une musique vive, sautillante, syncopée et originellement noire, même si, ségrégation oblige, ce sont d’abord des Blancs qui en recueillent les fruits (Bill Haley, Buddy Holly) et continuent d’en incarner l’aristocratie.
Quarante ans après sa disparition, Elvis Presley (photo) reste l’indéboulonnable King of rock’n roll. De fait, la datation la plus couramment admise pour le rock va du premier…
