Les cafés avaient rouvert, on buvait des moscow mules, du chardonnay ou des jus colorés, deux soldates en uniforme côtoyaient sur une terrasse des chevelus tatoués. En faisant un peu silence, on pouvait entendre parler hébreu, parfois russe, anglais ou arabe. Des drapeaux israéliens, ici et là. Une ville cosmopolite et patriote.
Une ville qui n’existerait plus si l’on donnait raison à cette jeunesse « progressiste » qui, de Londres à New York, clame ce slogan, « Palestine libre, de la rivière à la mer », qui signifie l’éradication des Juifs d’Israël. C’en serait fini de Tel-Aviv.
On y entend aujourd’hui encore quelques rires, on y devine des flirts, hommes, femmes, selon les préférences de chacun, des rendez-vous. Des conversations sérieuses, souvent, et des visages graves. À Tel-Aviv, on ne…
