Autobiographie. En 1961, à l’aéroport du Bourget, Noureev refuse de monter dans l’avion pour Moscou. Il choisit la France. Le coeur brisé mais libre. Cette histoire, tout le monde la connaît. Mais on ignorait que Noureev avait accepté de livrer ses aventures, à 24 ans, au critique Nigel Gosling, qui l’accueillit souvent chez lui à Londres. Cette autobiographie est enfin disponible en français, traduite, annotée, préfacée par la grande spécialiste de Noureev, Ariane Dollfus, qui avait déjà signé une biographie formidable de notre Tatar en 2007. Un récit à presque deux voix, celle de Rudolf et celle en off de la biographe, qui remet à l’heure les pendules de la mémoire de Noureev. Il y a l’enfance dans les années 40, avec son lot de privations, d’humiliations, la révélation du…
