A quoi reconnaît-on une révolution ? A l’écroulement d’un régime et à l’avènement de dirigeants déterminés à faire table rase du passé en promettant un « new golden age », comme dit Trump. Cela, en réduisant à néant les voix discordantes et en écrasant les opposants. Ces mouvements sont toujours portés par un orateur charismatique et intransigeant dont la voix puissante électrise les foules. Cette « grammaire » de la révolution est aujourd’hui à l’œuvre aux Etats-Unis, comme elle le fut en Russie, en 1917, à Cuba, en 1959, ou au Venezuela, en 1999. C’est toujours la même histoire. Les révolutions commencent par une crise de système, comme dans le cas des monarchies finissantes de Louis XVI et de Nicolas II, ou encore dans celui de la présidence corrompue du…
