Encensé en 2023 après des résultats exceptionnels – sur lesquels était indexé son salaire stratosphérique –, Carlos Tavares, PDG de Stellantis, n’a pas pu rééditer l’exploit cette année. Le voilà débarqué, à l’unanimité de son conseil d’administration, un dimanche soir, avec effet immédiat. Si le cours de Bourse du constructeur multimarque (Peugeot, Fiat, Chrysler…), basé à Amsterdam, était déjà en berne depuis des mois, sur fond de difficultés commerciales en Amérique du Nord, son premier marché, l’annonce de ce limogeage a fait plonger l’action de plus de 6 % dès le lendemain. L’intérim assuré par John Elkann, héritier de la famille Agnelli et représentant d’Exor, premier actionnaire du groupe, devant durer plusieurs mois, les marchés financiers ont peu goûté le déboulonnage subit de leur ancienne idole. Une sanction boursière, qui…
