C’était en mai 2016, c’était il y a mille ans. Patrick Calvar, le directeur de la DGSI, avait évoqué à deux reprises devant les députés le risque d’une « confrontation » entre l’ultradroite « qui n’attend que » cet affrontement, et le « monde musulman ». « Pas les islamistes, mais bien le monde musulman », précisait le haut fonctionnaire, « inquiet », disait-il, « de la radicalisation de la société et du mouvement de fond qui l’entraîne ». « Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra », prédisait le directeur du service secret, pessimiste. C’était avant l’attentat de Nice, avant l’assassinat de Samuel Paty, de nombreux autres. Avant Marine Le Pen au second tour d’une élection présidentielle, avant Eric Zemmour…
