Il faut en passer des portes sécurisées pour atteindre la fourmilière des enquêteurs cyber. A Nanterre (Hauts-de-Seine), au siège de la police judiciaire, une petite cellule s’active. Sur les murs, de grands panneaux où sont inscrits des séries de chiffres, des adresses IP ou des numéros de téléphone portable. A la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité, cette quinzaine de fonctionnaires de police traque les arnaques en ligne et enregistre les plaintes des particuliers. Depuis mars, ils sont regroupés autour d’une nouvelle plateforme baptisée Thesee, clin d’oeil à ce fils d’Egée vainqueur du Minotaure, figure grecque légendaire mi-homme, mi-taureau. Les enquêteurs, derrière leurs ordinateurs, cherchent plutôt les délinquants du Web, genre « mi-homme, mi-robot ».
Piratage de compte mail, escroquerie à la petite annonce, faux vendeur, fausse location touristique,…
