Rapide, précis, volontaire, le port de tête bien droit, la silhouette nerveuse, musclée, tendue, l’homme avance à grands pas, presque des foulées, celles d’un avant-centre qui sait d’instinct où est le but, où placer la balle, bon pied bon œil, pour l’envoyer au fond des filets du destin. Il en a marqué des tas au centre de formation à Cannes aux côtés de Zidane, un copain de pelouse, et puis à l’AS Cannes. Lorsque Laurent Cisneros a choisi de quitter les terrains de football, ce fut pour rejoindre à Angoulême son père Lorenzo, installateur de chauffage. Des 8 salariés de l’entreprise quand il y entre en 1990, ce compétiteur fera 80 emplois en 2010: “J’aime les hommes, j’aime mener des équipes.” Pourtant, malgré cet attachement sincère, un signe, un appel…