Poche. Lagons menthe à l’eau, tatouages et paréos, longs cheveux noirs dans le dos, Melville, Gauguin… et Brando. Sauf qu’« on ne trouve rien là-bas, dit Cheyenne à Saul. Que des rapaces rompus au soleil. Croyez-moi. Il faut se méfier des hommes nus. » A part porter le même prénom que la fille suicidée de Brando, Cheyenne est née à Tahiti, a été mannequin à New York et écrit des scénarios à Paris. Saul, son agent, « obsédé par le grand roman américain et sa judéité », lui confie l’écriture d’un long-métrage, « Brando au paradis ». Cheyenne signe. Pour « les trois C », « cul, coke et cocotiers », et les « 200 000 balles » qui vont avec. Elle part, avec son spleen, l’odieux néo-Brando, les caprices…
