En 2013, je réintroduis sur mes cartes parisiennes quelques vins étrangers “culturels”. J’entends par là des vins en provenance des civilisations européennes exclusivement, et ceci après une longue absence qui s’explique par l’évolution historique du marché de la distribution. Lorsque j’étais au Louis XV à Monaco au début des années 1990, je proposais à la carte un tiers de vins italiens, par obligation territoriale, mais également pour répondre à une vraie demande naissante. Quand Alain Ducasse arrive à Paris en 1996, en reprenant le restaurant de Joël Robuchon avenue Raymond-Poincaré, j’ouvre ma carte aux vins très haut de gamme venus d’ailleurs: c’est la première fois en France, à cette époque, qu’un trois-étoiles propose 400 références de vins étrangers sur une carte des vins qui présente déjà 1 500 références françaises…
