Au gui l’an neuf, chantait-on au passage de l’année. Au gué, ici, où passe le flot des vœux que l’on veut opposer à un monde devenu fou. Vœu que la France des misères et du mal-être, des funèbres ronds-points et des villes désertées, voie renaître, frêles pensées d’hiver, les signes de son génie, qui est si grand !
Vœu que la France des députés du pire, des robespierristes pour rire et des vulgarités de travées, cède à celle des hardiesses, des rhétoriques inspirées, des gestes vraiment politiques.
Vœu que la terre des néo-Doriot et des post-Barrès, des Insoumis soumis et des nationaux moisis, soit ravivée par des esprits nouveaux, aigus comme des Necker, pensifs comme des Rousseau, lucides comme des Victor Hugo, des Benjamin Constant, des Jean Jaurès.
Vœu que…