Paul Watson reçoit VSD dans un café parisien, près de chez lui. Massif, tout en noir et blanc, il fait penser à une orque. Son sweat-shirt est frappé du logo pirate de Sea Shepherd, l’organisation écologiste radicale que ce dissident de Greenpeace a fondée voilà près de quarante ans. Mais ce corsaire de 64 ans, au visage poupin, ne paraît pas son âge. L’amour, peut-être ? À la Saint-Valentin, Paul Watson a épousé, en troisièmes noces, la blonde Yana Rusinovich, chanteuse d’opéra kazakhe et militante du droit animal.
« Mon français est très mauvais. Pourtant, j’ai des ancêtres bretons », précise, en anglais, ce natif de Toronto qui a grandi dans un village de pêcheurs. A né d’une fratrie de six enfants, c’est là, explique-t-il, qu’est née sa vocation :…