Au tournant de la nuit, de Vincent Raynaud (Folio, 480 p., 8,60 €)
Certes, il ne nous est plus permis de hurler, collés-serrés, dans la fosse d’une salle de concerts. Mais il nous reste la puissance évocatrice de certaines pages de littérature, pleines de riffs, de cuir, de dope et de rêves de gloire; le genre qui laisse dans un état de transe proche de celui de Keith à la fin d’un concert au Beacon Theatre à New York. Des « comme ça », le premier roman de Vincent Raynaud, traducteur et éditeur (notamment d’Elena Ferrante), en contient quelques-unes. Peu, puisqu’il n’y en a qu’une par chapitre – Proust et sa phrase de 518 mots peuvent rentrer au vestiaire –, mais du tonnerre – des dieux – du rock. C’est…
