« L’étrange histoire de l’ours brun abattu dans les quartiers espagnols de Naples », d’Antonio Menna. Traduit de l’italien par Nathalie Bauer (Liana Levi, 220 p., 17 €). L’immense plaisir que prend l’auteur à planter le décor d’un pastiche de polar est archicommunicatif.
Ici, le mort, c’est l’ours, les dialogues sont un bonheur. Un ours, grand, brun, l’air endormi – mais qui sait ? – en travers de la via Speranzella, à 4 h 45 du matin, alors que le maraîcher n’est même pas arrivé sur son triporteur et que le pâtissier vient juste d’enfourner ses beignets, ça pose problème. Tony, insomniaque, pigiste raté, tient peut-être enfin son premier scoop. Premier roman d’Antonio Menna, intrigant, amusant surtout. L’histoire s’embrouille en seconde partie, mais on se fiche de savoir qui a…
