Portées par une industrie audiovisuelle florissante, les « telenovelas », une spécialité colombienne, doivent leur succès à des scénarios invariables : coups bas, tromperies, argent, pouvoir et, aussi, un brin d’humour. Mais ces dernières semaines, sur le petit écran, la réalité dépasse la fiction. En août, Nicolas Petro, le fils du président Gustavo Petro, a avoué à un procureur qu’il avait touché de l’argent sale du narcotrafic. Et qu’une partie de la somme avait servi à financer la campagne électorale victorieuse de son « papa » l’an dernier. « Nicolas Petro, 37 ans, a reçu d’importantes sommes d’argent de Santa Lopesierra, alias “l’homme Marlboro” », a déclaré le procureur général de la nation tandis qu’à l’arrière- plan, le fiston, yeux baissés, se tenait la tête à deux mains. L’homme Marlboro…
