Le fond de l’air est frais. Ce ne serait pas grave, en cette saison, s’il n’était pas en train de devenir lourd, irrespirable, comme avant les grandes catastrophes.
Si nous ne sommes pas en guerre civile, il flotte néanmoins sur la France de mauvaises odeurs annonciatrices. Des relents de fumée d’incendies criminels, de gaz lacrymogènes, d’haleine de braillards, sur fond de slogans vénéneux.
Tous les samedis, c’est jacquerie. On brûle des voitures, des poubelles; on casse du flic, des vitrines, du mobilier urbain, c’est devenu une habitude et, apparemment, ça amuse beaucoup certains. Ils jouent à la Révolution française. Il ne leur manque plus que la guillotine. Enfin, non, elle est déjà là. En paroles.
Il y a partout des Bastille à prendre, à détruire. Le vendredi, des activistes envahissent…