« DĂšs que je peux, jâutilise ChatGPT. » Julie*, 13 ans, collĂ©gienne Ă Paris, ne cache pas sa dĂ©pendance Ă lâintelligence artificielle. Ă la sortie des cours, les langues se dĂ©lient. Exit les antisĂšches, aujourdâhui, on sâĂ©change des « prompts » Gemini, ChatGPT ou Claude. « Je ne connais presque personne qui ne sâen sert pas, au moins pour lâhistoire ou le français. » RĂ©sumĂ©s, exposĂ©s, corrections, traductions⊠Tout y passe.
En deux ans Ă peine, la premiĂšre gĂ©nĂ©ration Ă grandir avec lâIA a vu ses devoirs, ses notes â parfois passĂ©es de 10 Ă 15/20 â et mĂȘme sa façon dâapprendre, bouleversĂ©s. « Ce nâest pas un gadget, câest un changement de paradigme », observe Fanny Georges (MaĂźtresse de confĂ©rences Ă la Sorbonne), spĂ©cialiste des cultures numĂ©riques. Et lesâŠ
