asseyez-vous, monsieur, oui lĂ sous le mĂ»rier platane, Ă lâombre, voilĂ . On se croirait dans un tableau de CrĂ©mieux, oui Ădouard, le peintre provençal, un Marseillais, un frĂšre de Renoir, de Manet. Il a peint notre Provence, des lumiĂšres Ă©tincelantes, des jardins, des campagnes dĂ©coiffĂ©es par le mistral, des hommes, des femmes, des pointus Ă lâabri dans les ports. Tiens, celui de Cassis et le village aussi, une merveille de sensibilitĂ©, le clocher jaune, les toits rouges, les cyprĂšs bronze, le fort ocre et derriĂšre, cette immense muraille de Canaille, orangĂ©e comme ce soir, câest beau, monsieur, non? Pardi si câest beau, monsieur Jean-Louis, câest trĂšs beau, câest mĂȘme trĂšs fort. Sâil nây avait ces vignes rassurantes qui entourent votre maison rouge et sâavancent tranquilles vers la falaise, certains soirsâŠ
