Puisque nous sommes entre nous, avouons-le: il n’est rien de plus profond et homérique que le premier amour. Vous savez, celui qui malgré les suivants, les nombreux suivants, tisse le fil d’Ariane dans le tourbillon amoureux de nos sentiments. Bien souvent le premier baiser – sa puissance charnelle, la découverte d’un sentiment inexplicable – signe la naissance de notre désir amoureux. Une intensité émotionnelle jamais égalée, un parfum exquis, la lumière des mots, un automne éternel, intarissable et intangible, ouvrant autant de perspectives, nous enracinant à ce premier amour.
Pour parler vin, quoi de mieux que le premier amour, celui du flacon croisé sans pour autant l’attendre, charmant par sa singularité, sa personnalité, celui dont on se demande finalement s’il ne devrait pas être le dernier, comme un premier amour?…
