son regard est posé sur les jours de l’existence de ceux qui sont restés. Sur le portrait, ce sourire intense, c’est le sien. Le peintre a su faire, la présence est troublante: « C’est lui, c’est Franck, mon grand-père. Quand j’étais enfant, il me regardait comme ça, un accueil bienveillant, de la confiance pour la vie. J’ai vu cet homme aimer profondément son métier de vigneron. » Il siège là-haut dans le salon, sous les toits, au dernier étage, juste sous le ciel.
Olivier Bonville reçoit là, au-dessus des caves creusées plus bas, très loin dans la neige de la craie, l’âme du grand terroir d’Avize, en côte des Blancs. Tout se tient, le ciel, la terre et au milieu la maison où les hommes font encore et toujours du…
