Vous voici tous les deux, dans la salle d’attente vétérinaire... Vous savez, ce théâtre des angoisses canines où se joue, plusieurs fois l’an, le grand drame de la vie de nos amis à quatre pattes. Voyez comme Médor, d’ordinaire si vaillant pourfendeur de facteurs, se transformer soudain en une gelée tremblante dès que la voiture s’arrête devant cette fatidique porte vitrée.
Mais pourquoi diable nos fidèles compagnons, capables d’affronter l’aspirateur avec bravoure, deviennent-ils des loques gémissantes à la simple vue d’une table d’auscultation ?
L’odorat, ce traître !
Commençons par le commencement : le nez. Car voyez-vous, là où nous autres, pauvres bipèdes au flair atrophié, ne sentons qu’une vague odeur de désinfection, nos amis canins perçoivent une véritable encyclopédie olfactive des horreurs. Leur truffe surpuissante détecte les phéromones de…
