Une mère et son fils. Pas tellement de père. Peu d’argent. Parfois pas d’électricité. Les angoisses de l’une. Les cauchemars de l’autre. Leurs cris, leurs rires, leurs insomnies, le drôle de langage imagé, un peu embrouillé, qui dit l’amour fou qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Le texte, merveilleux, est de Jean-Claude Grumberg. Sur scène, Hervé Pierre et Clotilde Mollet (photo), prodigieux, jouent alternativement mère et fils. Et, dans le public, des éclats de rire ne cessent de fuser tant ce huis clos familial sonne juste, sonne vrai, tant cet amour impérieux, harcelant, infini, est immédiatement reconnaissable. Cette « moman » ressemble un peu, on s’en doute, à la véritable mère de Jean-Claude Grumberg, disparue depuis bien longtemps. Et ce duo uni contre le monde entier, chacun se nourrissant des peurs…
