Le cinéma de James Cameron est coincé dans le futur. Celui de Tarantino bloqué dans le passé. Christopher Nolan, lui, est obsédé par les deux à la fois. Et surtout par leur interaction. Pour lui, la courbe du temps n’est, en effet, qu’une affaire de perception : Following, Memento, Inception, Interstellar et, désormais, la colossale et fascinante aventure que raconte Tenet. Un titre issu du latin tenere (« tenir » ou « diriger »), venu d’un mystérieux carré comportant des inscriptions latines trouvé dans les ruines de Pompéi, et surtout un titre-palindrome, entendez qui se lit dans les deux sens. En avant et à rebours. Comme si Nolan, encore une fois, voulait nous montrer que c’est lui le nouveau maître du temps, le Chronos du cinéma qui, à défaut de…