Le phénomène est national et s’il ne date pas d’hier, il n’a cessé de grandir. À l’excitation de débusquer la perle rare parmi des centaines de curiosités, celle dont on rêvait pour tel endroit de la maison, dont on avait justement besoin, le coup de cœur dont on ignore encore ce qu’on en fera, se sont ajoutés, ces dernières années, d’autres critères d’engouement. Une volonté quasi écologique de recycler, de donner une seconde vie, une valeur retrouvée à ce qui existait déjà. D’un amusement, on est passé à une évolution sociétale, une éthique contemporaine, celle de ne plus gâcher ni produire pour jeter à tout va. Désormais, on croise dans les vide-greniers, les boutiques voire les recycleries un nouveau genre d’acheteurs dotés de moyens, souvent poussés par les jeunes générations,…
