En 2010, Lanson célébra son 250e anniversaire dans les fastes du palais de Versailles, renouant ainsi, le temps d’une soirée, avec l’esprit de la cour du Roi-Soleil, fin amateur de champagne. C’est aussi cela Lanson: des vins de plaisir et de fête, de corps plus que d’esprit, pas trop cérébraux, conçus pour la célébration, la douce griserie. Jean-Paul Gandon, gardien du temple depuis 1972, en sait quelque chose. “Nous élaborons des vins tournés vers le fruit frais, de beau caractère aromatique, d’où notre choix de préserver le côté traditionnel de la Champagne, avec des vins sans malo.” Malo or not malo, c’est l’épineuse question qui divise les caciques du style.
Jusqu’en 1970, toutes les maisons, ou presque, procédaient ainsi pour une bonne raison: cette opération délicate, qui voit la transformation…
