En rĂ©alitĂ©, il nâest pas mort quand on le dit et comme on le dit. Jacques Chirac nous a dĂ©finitivement quittĂ©s le jour oĂč il sâest rendu Ă la levĂ©e du corps de sa fille, Laurence, dĂ©cĂ©dĂ©e le 14 avril 2016. Il avait tenu Ă voir une derniĂšre fois celle qui incarnait le drame de sa vie, sa fille aimĂ©e, son aĂźnĂ©e, murĂ©e dans sa maladie depuis tant dâannĂ©es. La voyant ainsi, sans vie, il a pleurĂ©, comme jamais on ne le vit pleurer. DĂšs lors, on ne lâa plus reconnu. Silencieux, encore plus. Eteint. Ailleurs.
A lâElysĂ©e, le communiquĂ© annonçant sa mort Ă©tait prĂȘt, comme les nĂ©crologies lâĂ©taient dans les salles de rĂ©daction. Nous y sommes. Maintes fois François Hollande, chiraquien Ă mille Ă©gards, a rĂ©flĂ©chi au jour oĂčâŠ