Roman.
« Un corps de femme c’est fait pour y mettre la main, une femme c’est fait pour être baisée. » Les mots sont brûlants, les vérités crues, pourtant, en lisant ce texte sur le coming out littéraire de cette quadragénaire génération Virginie Despentes, impossible d’oublier deux choses. La première, c’est que l’auteur, Constance Debré, est une femme. Avocate, catholique, divorcée, un enfant, tatouée, elle raconte son initiation sexuelle avec d’autres femmes, comme un homme. Ce qui remue, excite ou repousse, mais ne laisse pas indifférent. L’autre chose, c’est ce patronyme, Debré. L’auteur ne nous prend pas en traître, il est annoncé dès la couverture. Un « putain de nom », celui de sa « chère famille paternelle coincée », « cul serrée », mais qu’elle « aime bien aussi…